


A l'extrême Ouest du continent africain et à quelques encâblures des côtes andalouses, le Maroc est depuis toujours la porte de l'Afrique.

La place Djemaa el-Fna
Que serait Marrakech sans la place Jemaa el-Fna ? Une ville marocaine parmi tant d'autres, répondait l'écrivain Paul Bowles. Véritable centre névralgique de Marrakech, cette immense place de la Médina est connue dans le monde entier pour son animation perpétuelle, bigarrée et grandiose.
Jongleurs et charmeurs de serpents, conteurs et musiciens, acrobates et vendeurs d'eau attirent tour à tour badauds et passants. Tout un univers de couleurs et de sons déploie sa magie dans un cadre unique. Et le soir venu, une multiple de petits restaurants en plein air offre une cuisine aussi parfumée que généreuse. Si l'étourdissante activité de la place vous semble trop prenante, installez-vous à la terrasse en étage d'un café ou d'un restaurant.
Vue imprenable garantie.

Les souks de Marrakech
Pénétrez dans les souks de Marrakech. Vous entrez dans un monde de couleurs, de sons et de parfums sans pareil. Cet immense dédale de ruelles débute au nord de la Place Djemaa el-Fna. Un labyrinthe de rues et de venelles couvertes de roseaux tressés, où tous les métiers traditionnels sont organisés par quartier. Un univers unique à découvrir tôt le matin, en profitant de la fraîcheur du début de journée.
Après le souk el-Ghezel, le marché de la laine, et celui des Épices, dirigez vous vers la place Rahba-Kedima. Cet ancien marché au blé regroupe des échoppes d'apothicaires où d'étonnants remèdes voisinent avec les traditionnels produits de beauté orientaux : kohl et antimoine, henné sous toutes ses formes… À proximité, le souk des tapis, appelé aussi la criée berbère, forme un univers à part, éclatant des couleurs de tous les tapis étalés sur les murs. De même pour le souk du cuivre et ses vieux ateliers, où les dinandiers martèlent le métal de façon ancestrale. Au souk Sebbaghine, celui des teinturiers, de gros écheveaux de laine multicolores sèchent sur des perches tendues entre deux murs. Un véritable monde de couleurs. Le souk des potiers, lui, propose ses plats à tajine et ses poteries vernissées. Et celui des bijoutiers, les parures traditionnelles d'argent massif. Le souk Jeld reste le meilleur endroit pour se procurer un sac en cuir ou une paire de babouches.
Pour trois heures ou un jour, une visite aux souks de Marrakech restera une expérience inoubliable.
Le palais Bahia
Erigé à la fin du XIXème siècle par Si Moussa, grand vizir du sultan, pour son usage personnel, ce palais porterait le nom d’une de ses femmes. La Koutoubia est considérée comme l’un des plus beaux monuments de l’Afrique du nord. Ici, le harem, qui comprend une vaste cour ornée d’une vasque centrale et entourée de chambres destinées aux concubines.
Que ce soient les salles de réception, la salle de conseil, les nombreuses chambres dont celle de la courtisane, la cour d'honneur, tout est fait dans le plus pur art marocain avec des marbres venus directement d'Italie, des plafonds en bois de cèdre peints, des murs aux mosaiques colorées et aux stucs d'une grande finesse, de fastueux ornements dans les moindres recoins.
La Koutoubia de Marrakech
Souvent copié, jamais égalé, le minaret de la mosquée de la Koutoubia se dresse, majestueux et unique, dans le ciel de Marrakesh. Culminant à 70 mètres, sa silhouette ocre rose devient vite familière. Elle forme un magnifique point de repère visible à des kilomètres. Construite au XIIe siècle, la mosquée de la Koutoubia figurait parmi les plus vastes mosquées de l'époque. Elle pouvait accueillir jusqu'à 20 000 fidèles. Rivalisant ainsi avec les mosquées de Damas, Kairouan ou Cordoue. La mosquée doit son nom aux libraires, les koutoubiyin, qui alignaient leurs étals à proximité du lieu saint. Lorsque le soir arrive, prenez le temps de flâner dans les jardins fleuris environnants, en écoutant l'appel à la prière qui s'élève dans la lumière rouge du crépuscule.
Les jardins Majorelle
Jacques Majorelle, né en 1888, peintre et décorateur très célèbre de Nancy, fut invité par le Général Lyautey à Marrakech en 1917 pour se reposer et soigner sa tuberculose. Amoureux de la ville, il s'installa dans ce "petit" pavillon quelques années plus tard.
Dès 1922, après avoir habité la médina pendant quelques années, le peintre décide d’installer son atelier dans le Guéliz. Grand amateur de botanique, il plantera autour une multitude d’essences rares de toutes provenances et dessinera lui-même l’architecture de ses Jardins de Majorelle à Marrakech. Bougainvilliers, bananiers, palmiers, bambous géants, yuccas, orangers, philodendrons et tant d’autres encore entourent la maison dont le bleu choisi par le peintre lui-même deviendra célèbre.
Les bassins, emplis de nénuphars, de nymphéas, de papyrus, de poissons rouges, et les chants mélodieux des oiseaux font l'effet d'une séance de relaxation et vous transportent dans un état zen qu'il est difficile de quitter.
Ancienne propriété d'Yves Saint Laurent, c'est maintenant un jardin luxuriant où cactus et nombreux palmiers se côtoient autour d'un petit musée de l'art islamique.