


A l'extrême Ouest du continent africain et à quelques encâblures des côtes andalouses, le Maroc est depuis toujours la porte de l'Afrique.

Tanger l'Enchantée
Si vous arrivez au Maroc en passant par l'Espagne, Tanger sera certainement votre porte d'entrée au pays. Vous la découvrirez depuis la mer, ville blanche posée sur une colline où toutes les civilisations ont laissé leurs empreintes.
Entre l'orient et l'occident, le coeur de Tanger a toujours balancé, comme son ancien statut de ville internationale le prouve. Il en résulte une atmosphère unique qui a séduit nombre d'artistes, qu'ils soient peintres ou écrivains. Laissez vous aller au charme de cette ville ensorceleuse. Vous prendrez plaisir à flâner le long des boulevards bordés d'immeubles « modern styl' » et art déco. Ou à vous perdre dans les ruelles de la médina.
Et pour goûter aux joies de la baignade, Tanger offre au choix de superbes plages sur l'Atlantique… et la méditerranée. Une situation unique au monde !
Tanger, carrefour des civilisations
Henry de Montherlant voyait Tanger comme une « blanche colombe posée sur l'épaule de l'Afrique ». De fait pour qui arrive par la mer, la ville apparaît d'abord dans toute sa blancheur, avec ses maisons cubiques descendant à flanc de colline jusqu'au bord de la baie. Et c'est en arpentant ses rues que l'histoire fascinante de la ville se dévoile peu à peu.
Au carrefour de la Méditerranée et de l'Atlantique, Tanger aura attiré Phéniciens et Romains, Byzantins et Arabes, Espagnols et Portugais… Chacun laissant des traces encore visibles dans les murailles de la kasbah comme dans les rues de la ville moderne. Nombre de bâtiments témoignent de ce passé métissé. Le palais du sultan, dar el makhzen, qui trône au sommet de la colline, tout comme la Légation américaine cachée au coeur de la médina.
Ce carrefour de civilisations ne pouvait qu'attirer peintres et écrivains. Sa lumière magique retiendra Eugène Delacroix comme Henri Matisse. Son atmosphère enfiévrée des années 1950 inspire Joseph Kessel pour son livre « Au grand Socco ». Et dans les années 60-70, toute la « beat generation » vient rendre visite à Paul Bowles, ce grand amoureux de Tanger et du Maroc.
Aujourd'hui encore, la magie de Tanger reste entière. Son atmosphère électrique peut surprendre, sa vie nocturne continue d'être trépidante. Mais Tanger la cosmopolite cache aussi des trésors plus secrets. Comme la terrasse du café Hafa, où il fait bon boire un thé la menthe en profitant de la lumière du soir sur le détroit. Sérénité assurée.